Dernier ajout : 30 juin 2008.
Du nord au sud à travers les Andes sur des milliers de kilomètres, à saute-montagne entre Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine et Chili, le réseau routier précolombien a été patiemment élaboré au long des millénaires qui ont précédé la domination quechua. Son expression ultime, Qhapac Ñan, le Grand chemin, est l’aboutissement d’un empilement de cultures et de routes à l’échelle d’un continent, unifiées par l’empire confédéral inca.
À l’orée du XVIe siècle, « Les 4 régions du Soleil », Tawantinsuyo en quechua, bien qu’à leur apogée, sont déchirées par une guerre de succession fratricide. Ce monde en suspens sera bientôt balayé par les conquistadores de Pizarro. Véhicule politique, économique, mais aussi culturel et spirituel à l’égal des Chemins de Compostelle, le Chemin de l’Inca incarne le défi relevé avec génie par les peuples andins pour s’adapter à une nature verticale et hostile.
Qhapac Ñan, le Grand Chemin, est borné d’histoires, de rencontres, de résistances, de mots et d’images. Paroles de peuples et paroles de pierres, en hommage à la plus longue route archéologique du monde, bientôt inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco.