De l'autre côté du miroir

28 tirages encadrés

• 19 tirages 40 X 50 cm
• 9 tirages 24 X 30 cm
• 4 textes sur carton
• 1 caisse de transport 62 X 62 X 50 cm

Pendant deux années, Eric Dexheimer s’est immergé dans le monde des autistes. L’auteur a pris le temps d’observer, de séjourner dans les institutions d’accueil, de partager des longs moments de vie des autistes, de participer à leurs activités. Il témoigne ici de la réalité du syndrome autistique, incarnées par des personnes dont on perçoit la souffrance, mais aussi l’humanité et l’affectivité. Aucun voyeurisme dans ses images, aucune recherche du spectaculaire. Mais bien la volonté de créer des liens et d’appréhender l’autre comme un univers particulier qui se déchiffre doucement.
Vivre et partager des instants, faute de partager des propos, des idées, des opinions. Comprendre l’autre comme un univers particulier qui se déchiffre doucement, qui se décode et qui semble décider lui-même de ce qui peut être perçu par l’un mais doit rester cacher à l’autre. Etre le voisin ou l’accompagnateur.

Eric Dexheimer s’est confronté à ces réalités, celles qui creusent au fond des tripes un étrange sillon de doute pour faire germer un autre point de vue sur le monde. Alors que l’on parle de communication à distance, d’échanges virtuels, alors que rien ne semble plus possible sans message, sans support, il reste encore des liens remplis de bruit. Des bruits qui nous remettent en cause et qui brisent toutes les habitudes et toutes les certitudes.

La photographie est habituée au bruit, elle aussi nécessite un apprentissage autant pour celui qui la regarde que celui qui la fait. Elle aussi peut ne rien dire à ceux qui ne veulent rien entendre.

Ces photographies parlent du silence qui trouble par sa résonance, il montre qu’au-delà des mots, il y a mille choses à échanger et que celui qui ne parle pas n’est pas pour autant celui qui n’aurait rien à dire. Il s’échange des secrets qui deviennent des pierres précieuses...

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