Les routes du Che

28 tirages contrecollés sur aluminium encadrés d'une baguette noire en aluminium

• 8 tirages 60 x 60 cm
• 1 tirage 50 x 50 cm
• 1 tirage 60 x 95 cm
• 1 tirage 48 x 70 cm
• 7 tirages 80 x 120 cm
• 10 tirages 80 x 80 cm
• 1 carte des routes du Che

« Je sais maintenant, en l’acceptant avec une sorte de fatalisme, que mon destin est de voyager » Ernesto Che Guevara, in « Voyage à motocyclette », 1951.

Il y a presque 50 ans que Che Guevara est tombé sous les balles d’un sergent bolivien, dans une petite salle de l’école de la Higuera, au terme de seize années d’une aventure essentiellement latino-américaine. 

Héros révolutionnaire romantique, figure christique, personnage violent, intolérant, fasciné par les armes, sans doute, Ernesto Che Guevara a-t-il été tout cela à la fois. Débarrassé de la puérile dévotion pour le héros, ainsi que d’une condamnation sans appel, pour reprendre les mots de Ramón Chao, Patrick Bard s'est interrogé sur le parcours d’un homme qui été de ces grands voyageurs à la destination incertaine, voire secondaire.

Sans doute Guevara aura-t-il d’instinct rempli l’implicite contrat cher à R.L. Stevenson pour qui la déambulation importait bien plus que la destination. L'ambition du photographe a donc été de marcher sur les pas d’Ernesto Che Guevara en Amérique Latine et plus précisément de parcourir les principales étapes des itinérances décrites dans ses trois récits : "Le voyage à motocyclette", "Second voyage à travers l’Amérique Latine" et "Journal de Bolivie". Il s’agit donc d’un carnet de voyage en trois parties, ponctué de rencontres d’anonymes latino-américains d’aujourd’hui. Car si ce travail se veut d’abord un carnet photographique de voyage sur les traces du Che, il ne manque pas d’interroger un continent sur son identité contemporaine.

L’épopée guévarienne peut être considérée comme celle d’une sorte de Quichotte plus ou moins controversé selon les points de vue. Patrick Bard s'est placé dans la perspective historique, dépassionnée, que permet désormais le recul du temps. C’est un pan de l’histoire du 20ème siècle, distinct de l’histoire de la révolution cubaine, à hauteur d’échelle continentale. Celui du parcours d’un enfant d’Amérique Latine, d’un vagabond. En ce sens, ces voyages se veulent essentiellement un hommage à l’Amérique Majuscule qu’il a inlassablement arpentée.

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