InfoS. #123. Deux signatures et deux expositions

InfoS. #123. Deux signatures et deux expositions

Sandrine Expilly dédicacera son livre « VAL », Trans Photographic Press & Sophie Brändström, le cahier, « Un jour ordinaire, chronique ».

A l’Espace des fabriques, 70 rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris
vendredi 13 avril de 18h à 21h

Vous pourrez profiter de l'exposition capsule jusqu'au samedi 14 avril de 14h à 19h en présence des photographes.

En partenariat avec l’espace des Fabriques et Château La Grave

"Un jour ordinaire, chronique", résidence de Sophie Brändström à Corbeil-Essonnes  et "Val" dans l'exposition collective "National, avenue de la France", sont à retrouver dans la programmation du Festival L’Oeil urbain du 6 avril au 20 mai 2018
 

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Photographies de Lahcène Abib, Patrick Bard, Arno Brignon, Sandrine Expilly, Raphaël Helle, Patrice Terraz

D'une interrogation sur l'état de notre pays est née cette fermentation collective. Comme souvent à Signatures, l'histoire a commencé très simplement, avec l'envie d'un projet commun, un désir de porter regard, d'affronter le réel loin des grands discours sur la nation. « Nation » ? Vous avez dit « Nation » ? Le fil conducteur était tout trouvé. Ce serait « National ». S'il fallait tenir ce fil de conduite, nous le ferions en empruntant ces avenues de la France qui permettent d'en dresser le portrait. Des nationales les plus mythiques, des plus nostalgiques – «  on est heureux, Nationale 7 », chantait Trenet à l’époque des congés payés – jusqu'à celles qui traversent les territoires abandonnés de la République, terres de désindustrialisation livrées au populisme, nous allions prendre la route. Et tant qu’à y être, puisqu’il était question de national, nous irions jusqu’en Corse avec la Corsica Linea. Prendre la route, certes, mais aussi la tangente, la diagonale, celle qui permet de montrer une France décalée, onirique. Bref, une vision libre. A ce jeu, une seule règle : que la route soit notre destination.

Patrick Bard, auteur de « Partir, traité de routologie », Seuil, 2012

Exposition présentée du 6 avril au 20 mai 2018 dans le cadre du festival L’Œil Urbain
Théâtre de Corbeil-Essonnes

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Photographies Sophie Brändström

Une exposition issue d'un an de résidence à Corbeil-Essonnes
Un projet initié dans le cadre du projet collectif de l’agence Signatures « National, avenue de France »

En janvier, je m’installe à Corbeil-Essonnes, par intermittence et pour une longue durée. L’exercice de la résidence. La chance d’y dormir, d’y faire mes courses, d’y passer mes journées, mes soirées. Et surtout d’avoir le temps de mettre mon regard sur pause. Appareil photo en main, je traîne du matin à la nuit, dans les cafés, j’achète des kebabs, accepte des invitations à des barbecues, assiste à des mariages, squatte des bancs dans les parcs. C’est au hasard de ces trajets que je commence à photographier. Je m’intègre lentement dans la ville. Je tente d’apprivoiser le quotidien de ses habitants. Je cherche surtout à établir du lien et créer des échanges tout en gardant à l’esprit que cela n’aura qu’un temps. Corbeil-Essonnes n’est pas une ville facile à photographier, c’est une ville en suspension…Un an de ma vie pour, loin de la caricature qui trop souvent berce l’imagerie collective contemporaine, éprouver aujourd’hui l’envie de rendre compte  de ces instants de vie, tellement simples, tellement humains, tellement ordinaires.

Sophie Brändström
 

Exposition présentée du 6 avril au 20 mai 2018 dans le cadre du festival L’Œil Urbain
Commanderie Saint Jean

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