InfoS. #56 - Signatures aux Rencontres d'Arles

InfoS. #56 - Signatures aux Rencontres d'Arles

Une exposition de Bernard Plossu

La dernière visite officielle de Bernard Plossu à Arles remonte à 1987 lors d'une exposition collective de photographes adeptes du tirage Fresson. "Western Colors" est ainsi sa première exposition personnelle, à l'âge de 71 ans... Rewind : en 1966, Bernard Plossu débarque à San Francisco. Le jeune beatnik a 21 ans, des cheveux longs et une profonde envie de vivre (dans) cet Ouest américain qui le fascine. Plus que les cow-boys, ce sont les Indiens qui le passionnent. À ses yeux, ils symbolisent la révolte, la liberté, l'espace, la nature... un paradis perdu qu'il n'a de cesse de retrouver à travers les voyages en voiture ou les randonnées qu'il effectue jusqu'en 1985 (date de son retour définitif en France) dans le Nevada, le Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Utah, la Californie. Armé d'un Nikkormat équipé d'un seul objectif 50 mm, il y réalise son propre western en couleur.<br> Les plans sont fixes, doux, cadrés avec empathie et enthousiasme. Plossu est à sa place, il capture ses songes, les met en chair. Il ne montre rien, il n'est pas reporter, il ne construit aucune série, ne poursuit aucun thème non plus. Il respire, il photographie, il marche, il photographie, il roule, il photographie. Western for ever !
Stephane Brasca, commissaire de l'exposition

Exposition présentée du 4 juillet au 28 août 2016
Salle Henri Comte

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Photographies d'Arnaud Baumann et Xavier Lambours

Vingt-cinq ans d’une histoire orgiaque et chaotique : de 1960 à 1985, "Hara Kiri", journal « bête et méchant » a attaqué la société française à la grenade de l’humour, de la provocation et du détournement. Pourtant, si Hara Kiri a révélé trois générations de dessinateurs, on occulte trop souvent la place remarquable de la photographie dans son succès et sa postérité. De cette épopée bruyante et grandiose, nous avons retrouvé de nombreux intervenants : les photographes encore vivants, celles et ceux qui ont posé devant l’objectif, des photos originales retouchées (à la gouache puis à l’aérographe), des tirages pour la photogravure, des cartes postales et objets promotionnels... Au-delà du « bête et méchant » un peu réducteur, de la scatologie, de la brutalité graphique et de la dérision totale, ces images, sorties de leur environnement éditorial, évoquent un surréalisme quotidien, une poésie saugrenue proche de la performance, dans une société française en pleine mutation.
Thomas Mailaender et Marc Bruckert, commissaires de l'exposition.

Exposition présentée du 4 juillet au 25 septembre 2016
Grande Halle

 
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Photographies de Patrick Bard

Depuis 1983, le photographe et écrivain Patrick Bard photographie son neveu. Il a commencé sans trop savoir pourquoi, alors que ce dernier avait seize ans. Il s’appelait alors Jean-Pierre. Devenu transporteur routier à Sarcelles, celui-ci s’est marié tôt, a eu deux enfants. Quand sa relation au genre a commencé à changer au milieu des années 1990, Patrick Bard a continué à prendre des photos de lui. D’elle, plutôt. Car Jean-Pierre est officiellement devenu Jeanne en 2001. Jeanne a connu des hommes et des femmes, puis elle a fini par tomber amoureuse d’une femme en 2008. Deux ans plus tard, Jeanne a choisi de redevenir un homme et a refait le chemin inverse.

Carte blanche Signatures dans le cadre de la Nuit de l'année
Jeudi 7 juillet 2016
Papeteries Etienne, écran N°1

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