Promontoires du Silence

Sombre, bouchée, hostile, la forêt est impénétrable. Vous pensiez la connaître, mais quelque chose ici inquiète, fascine aussi, la densité des arbres peut-être, le fouillis des ronces, un excès qui pourrait décourager, ou alors cette étrange obscurité, irréelle, angoissante.

Didier Goupy s’enfonce dans la forêt, la respire, laissant remonter en lui des sensations de l’enfance. Jour après jour il interroge la puissance de ce qui se joue là, rend compte par l’image des vibrations enfouies. Son projet n’a jamais été d’en répertorier les différences mais, pour un temps, de faire l’expérience magnifique des variations du vivant, de questionner la réalité, de vérifier sa propre place dans le concert bouleversant du monde. La forêt est devenue un personnage aux visages multiples, changeant. Dans la forêt, Didier Goupy compose avec la graphie des arbres, les ombres colorées de verts profonds et de roses, fait remonter de la terre mouillée des bruns et des ocres, scintiller les reflets pointillistes des feuilles aux reflets d’or. De plus en plus l’image tend vers l’abstraction, gomme la frontière entre photographie et peinture, ouvrant ainsi des champs de liberté à l’interprétation. Une lumière rasante, et les arbres deviennent une armée en marche. Des reflets sur une branche tombée, c’est un animal qui surgit. Réelle ou inventée, la forêt parle à chacun d’entre nous. Tout à la fois refuge contre les dangers et lieu des peurs ancestrales, des sombres terreurs, elle génère des histoires fantastiques.

 Au fil des saisons, des verts éclatants dilatent l’espace, des trouées de ciel bleu déclinées s’installent en une infinité de registres colorés. Les tapis d’herbes sèches, les mousses, sont autant de matières inscrites dans nos mémoires. Inlassablement il confronte la pensée des philosophes, explore le difficile chemin de l’oubli de soi, «  ne pas laisser la pensée s’interposer entre soi et le geste ». Temps suspendu, temps d’éternité, c’est à cette condition que l’œuvre peut advenir.

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